Radioactivité

L’accident de Fukushima

L’accident nucléaire de Fukushima (福島第一原子力発電所事故, Fukushima Dai-ichi genshiryoku hatsudensho jiko) au Japon, également désigné comme la catastrophe de Fukushima, fait partie des conséquences du séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku de magnitude 9 qui a déclenché le tsunami ayant dévasté la côte Pacifique du Tōhoku et provoqué plus de 20 000 morts. L’accident nucléaire qui a suivi ce tsunami, concerne la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, dont trois des six réacteurs ont subi des fusions partielles de cœur, causant notamment d’importants rejets radioactifs. Le séisme a entraîné l’arrêt automatique des réacteurs en service et, à la suite du tsunami, des groupes électrogènes de secours sont tombés en panne. Ces défaillances, mais aussi une possible erreur humaine, ont causé l’arrêt des systèmes de refroidissement de secours des réacteurs nucléaires ainsi que ceux des piscines de désactivation des combustibles irradiés. Le défaut de refroidissement des réacteurs a induit des fusions partielles de cœur dans trois réacteurs puis des ruptures de confinement.

L’accident est classé au niveau 7 (le plus élevé) de l’échelle INES, ce qui le place au même degré de gravité que la catastrophe de Tchernobyl (1986), compte tenu du volume important des rejets : les rejets d’iode 131 et de césium 137 sont estimés par l’IRSN le 22 mars 2011 à environ 10 % des rejets de la catastrophe de Tchernobyl. L’ensemble de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi ne sera probablement jamais remis en service et devra donc être démantelé.

Suivre l’évolution de la centrale

Pour ce qui est du déroulement de l’accident et des mesures prises durant les premières phases, cet article de Wikipedia.fr constitue une source relativement complète. Le site de l’IRSN fournit également des rapports à caractère officiel qui sont une référence en la matière. Citons également le site du CEA qui est construit de manière très pédagogique et permettra aux personnes peu familières avec la technologie nucléaire de saisir l’essentiel. En ce qui concerne les nouvelles concernant l’évolution de la centrale, le site Fukushima Update (en anglais) répertorie de manière très complète tous les évènements, majeurs ou moins importants, qui ont une influence sur la situation.

Niveaux de radioactivité

De nombreux sites, officiels ou indépendants, répertorient une quantité impressionnante de données collectées au sujet des niveaux de radioactivité au Japon. Ces données, provenant de sources variées auxquelles il est important de prêter attention, sont souvent condensées sous forme de cartes mettant en évidence les différences géographiques. Parmi les sites les plus consultés et certainement les plus complets, on peut citer Safecast.org ou bien encore jciv.iidj.net dont une capture d’écran figure ci-dessous :

radioactivité japon

Ce qu’il faut retenir de ces informations c’est que les niveaux de radioactivité restent élevés à proximité immédiate de la centrale de Fukushima mais sont comparables à des niveaux naturels ailleurs sur le territoire. Afin de comprendre les réels risques liés à la radioactivité, il est important que chacun acquière les notions de base associées à ce phénomène naturel. Pour ceux qui ne pensent pas maîtriser ces notions, de nombreux sites à vocation pédagogique et informative sont disponibles en ligne, comme par exemple le site Laradioactivité.com.

Mon point de vue personnel

En ce qui concerne les séjours de longue durée (séjours étudiants etc.) il est du devoir de chacun de s’informer au préalable afin de se constituer une opinion propre et d’être capable de juger de la situation. Comme dans mon cas, la majorité des personnes dans cette situation ont pour destination la capitale, Tokyo. Ainsi que les relevés radiologiques mentionnés précédemment le montrent, la métropole ne connaît pas de niveaux de radioactivité pouvant représenter un danger, bien que certains évoquent la présence de « hotspots« . Le risque induit par la radioactivité dans la majeure partie du territoire japonais est minime comparé au risque sismique par exemple, et encore moindre comparé au risque que chacun d’entre nous prend lors d’un voyage en voiture, ou à bord de quelque véhicule que ce soit. Tout cela pour dire que lorsque l’on parle de risque, il est primordial de comparer. À mon avis, l’accident de Fukushima ne devrait pas représenter un frein pour les personnes voulant se rendre au Japon.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.